Une fois quâon a dit dâun Youtubeur quâil nâallait pas bien, on nâa rien dit. Et câest prĂ©cisĂ©ment ce quâon nâa pas cessĂ© de dire de Marina Joyce : quâelle nâallait pas bien. Quâelle Ă©tait folle. Que câĂ©tait une droguĂ©e. Mieux, on a dit quâelle Ă©tait battue, sĂ©questrĂ©e, quâon la forçait Ă faire ses vidĂ©os, quâelle avait peut-ĂȘtre mĂȘme Ă©tĂ© enlevĂ©e par Daesch qui lâutiliserait Ă des fins terroristes. Et, quand on a commencĂ© Ă vraiment sâinquiĂ©ter pour elle, elle a triplĂ© ou quadruplĂ© son nombre dâabonnĂ©s. Elle est devenue cĂ©lĂšbre. Elle sâest fait beaucoup dâargent. Et comme elle nâa pas ensuite cessĂ© de rĂ©pĂ©ter quâelle allait bien, on en a mĂȘme dĂ©duit quâelle avait fait tout ça pour le buzz. Parce que ça multipliait son nombre dâabonnĂ©s et les bĂ©nĂ©fices de sa chaĂźne.
Crédits photo/illustration en haut de page :
(c) LĂ©o / Blast